( En attendant Corto... #2 )











L'inauguration de l'exposition aura lieu

le vendredi 11 juin 2010 à 16h
à la Bibliothèque Centrale
.

Venez nombreux !

Du 7 au 25 juin 2010, la Bibliothèque Universitaire s'associe au festival de courts-métrages méditerranéens Corto Del MED et propose « En attendant Corto...#2 », une exposition composée de photographies, d'une sélection d'ouvrages, de périodiques et de films et de vidéoprojections.


> Des photographies...

>> ...de Claudine et Denis Lionnet
 
Depuis une dizaine d’années, Claudine et Denis Lionnet parcourent le Sahara en quête d’espaces isolés et de paysages dunaires, lieux uniques pour s’initier à la photographie de désert. Au fil du temps, ils se sont intéressés de plus en plus à la culture de leurs guides et accompagnateurs Touareg ou Toubous, nomades et derniers gardiens de traditions ancestrales. Les fêtes sahariennes font partie de cette culture nomade et sont l'occasion de grands rassemblements de clans, tribus et familles.
En janvier 2009, Claudine et Denis Lionnet ont assisté à la Sebeiba, une fête touarègue organisée dans la région de Djanet, dans le sud-est de L’Algérie, et en août de la même année à la La Ziara de Moulay Abdallah dans le village de Tazrouk au milieu du Hoggar. 
Retrouvez les Lionnet sur leur site et sur le magazine Géo.

"La célébration de la Sebeiba  chez les touaregs de Djanet 
Dans l'Ajjer, au sud de l’Algérie, la manifestation la plus célèbre est celle de la Sebeiba organisée par les sédentaires de cette région, notamment les kel Djanet. C’est une véritable institution qui mobilise toute la région à l'occasion de l'Achoura qui est aussi une fête judéo-musulmane.
Elle donne lieu à une rencontre entre les danseurs d'El Mihân et ceux de Zelouaz, deux quartiers de Djanet. Il s’agit d’une forme de compétition entre les deux groupes : la gloire est à celui qui aura exhibé les plus beaux habits et le plus grand nombre d'atours.
Les préparatifs durent 8 jours. La fête a lieu le dixième jour. Les deux parties forment un cercle au milieu duquel les femmes exécutent des chants à la gloire des guerriers ou de héros célèbres.
La Ziara de Moulay Abdallah

Chaque année, au début du mois d'août, se déroule à Tazrouk la traditionnelle Ziara (fête) de Moulay Abdallah, un sage venu un beau jour de Reggane s’établir dans le village.
Des centaines de Touaregs se rassemblent autour de la date anniversaire du sage estimé. C'est la fête. Une fête limpide et calme. Mélange de poussière et de couleurs, de courses et de musiques, de mouvements et de regards ....
Il n'y a pas de programme officiel... Après la traditionnelle course de chameaux il ne se passe plus rien... en fait tout commence... Dans l'oued des groupes d'hommes et de femmes marchent, passent et repassent. On "monte " et on "redescend" l'avenue des sables... Les "salamalecs" durent plus longtemps que d'habitude, mais on ne rencontre pas tous les jours des cousins ou des amis venus du Niger, de Djanet... ou de Grenoble...
Après une nuit de musique et la prière au mausolée de Moulay Abdallah le vendredi matin, tout le monde se retrouve dans le centre du village pour "le baroud" ou la danse aux fusils. Il s’agit d’une danse pratiquée en groupe, en cercle ou en file indienne, au son des tambours, chaque participant brandissant un fusil et scandant une succession de mots mêlant sacré et profane
."





>> ...de Yasmine Sarout

Yasmine Sarout est une jeune photographe libanaise. Son exposition, « Je ne suis pas là », présente des jeunes femmes immigrées, employées comme femmes de ménage ou aides ménagères dans de riches familles libanaises. Yasmine Sarrout s'est interrogée sur ce que ces femmes ressentent dans leur nouvel environnement, elle les a donc photographiées dans l'appartement ou la boutique où elles travaillent avec une photo choisie par elles.
"Cela fait longtemps que je me pose des questions sur ces femmes venues d’ailleurs et vivant au Liban. Depuis mon plus jeune âge, j’essaye de me mettre à leur place et d’imaginer ce que ce serait de quitter ma famille et mon pays pour la première fois pour aller m’installer chez des gens étrangers, dans un pays avec des mœurs, une culture et des habitudes complètement différentes des miennes. Pourtant, personne ne semble se poser ces questions. Les gens prennent ces femmes pour acquis, comme une possession. Ils oublient que ces femmes ont parfois des envies, des angoisses, des peurs, des désirs. Comme le "phénomène" des femmes de ménage est très répandu au Liban, la majeure partie des gens les considèrent comme faisant partie de la maison. Je n’ai pas voulu qu'on s’apitoie sur leur sort, parce qu’après tout, c’est leur choix. Elles savent très bien ce qui les attend en venant au Liban : une cousine, une sœur, une voisine leur a déjà tout raconté. Il est vrai que certaines appréhendent leur arrivée mais sont obligées de venir pour pouvoir nourrir leur familles. Ce que j’ai voulu montrer, c’est le degré d’appartenance que ces femmes ressentent quand elles vivent ici. Étant donné que le milieu dans lequel elles vivent et travaillent, est un huis clos, un appartement, une boutique, j’ai décidé de les photographier dans cet environnement là. Chacune de ces femmes se sent appartenir, à des degrés différents, à l’environnement qui les entoure. On remarque cela selon l’âge, l’environnement, l’expression, le caractère de chacune d’entre elles et enfin la photo qu’elles ont décidé de montrer.
Si je ne suis pas là, où suis-je ? la réponse se trouve entre les mains de chacune de ces femmes. Chacune d'elle a soigneusement choisi la photo du lieu où elle aimerait se trouver maintenant. En cachant leur visage avec la photo, elles se retrouvent dans deux espaces à la fois : leur corps au Liban, leur esprit dans leur pays, près des leurs."





>> ...de Marwen Trabelsi

Marwen Trabelsi est un artiste tunisien multidisciplinaire, il est à la fois peintre, photographe et cinéaste. Il nous propose l'exposition, "Sur le pont de ma ville, il y a des gens qui passent :  Scènes de la vie quotidienne"
"Si le quotidien nous entoure, nous encercle et nous immerge, c’est seulement avec un regard différent que l’on pourra voir ce quotidien. Un regard novateur qui cadre, qui chasse et qui poursuit les scènes de la vie quotidienne, une par une et scène par scène.
- la retonde étant un lieu de chasse et de promenade, toute personne y trouve son compte. Même moi chasseur d’images.
- chaque scène est unique dans un moment bien déterminé de la journée avec des personnages inattendus, parfois bizarres. Tous passent devant mon objectif. Je cadre, je capte et j’immortalise ces moments à jamais…

- des moments parfois inédits, monotones, je vois la vie de ma ville sur le sentier des personnages qui passent…"








> Une rencontre avec des réalisateurs

Le jeudi 10 juin à 13h, une rencontre avec des réalisateurs du festival Corto Del MED est organisée à la vidéothèque.


> Une sélection d'ouvrages, de périodiques et de films

Une sélection d'ouvrages, de périodiques et de films est exposée à la bibliothèque. Pour consulter la sélection d'ouvrages, cliquez ici. Pour consulter la filmographie, cliquez ici.


> Des vidéoprojections


Une projection des courts-métrages lauréats du festival Corto del MED 2009 aura lieu le lundi 7 juin 2010 à 17h30. La vidéothèque propose également des projections, pour consulter le programme cliquez ici.